Histoires vécues

 





Histoires vécues

Les familles défavorisées manquent de tout et sont seules au monde…
A chaque fois qu’un changement bénéfique survient au sein d’une famille, initié par Bassma, nous sommes heureux et très émus devant ce changement radical de vie qui relève souvent du miracle...

Abou-Dany
Abou-Dany vivait dans une vannette, tout seul, sa famille l’ayant quitté pour aller vivre aux Etats-Unis. Abou-Dany n’a rien dans la vanette et si on lui offre quoique ce soit, le lendemain on ne retrouve plus l’objet, il affirme que ce sont les voisins qui l’ont volé… Le problème majeur d’Abou-Dany est l’alcool. Les bénévoles de Bassma ont vécu pendant trois ans environ une série de péripéties avec Abou-Dany allant des séjours a Deir El Salib, à la recherche d’Abou-Dany dans les rues lorsqu’il s’enfuit de l’hôpital, dans les soins intensifs quand Abou-Dany a frôlé la mort à cause de son foie malade, jusqu’aux heures musicales d’Abou-Dany lorsque les Bassmaotes décidèrent de lui acheter une guitare pour le détourner de ses envies constantes de fuir l’hôpital. Avec Abou-Dany, la vie est tellement imprévisible ! Rabih, responsable d’Abou-Dany, eut l’idée astucieuse de retrouver sa famille et….il la retrouva !!! Abou-Dany reparla alors à sa famille pour la première fois depuis une vingtaine d’année, il était aux anges ! Rabih lui prépara ses papiers et maintenant Abou-Dany est prêt pour le grand voyage, il partira vivre aux Etats-Unis avec sa famille !! Merci à Rabih, le fameux Bassmaote qui a change le destin d’Abou-Dany, dessinant dans son ciel gris un arc-en-ciel aux milles couleurs, un vrai miracle de la vie…

Carole, Gaby et Elie
Quand Bassma arriva dans la vie de Carole et Elie, Gaby le papa était en prison en Syrie depuis 7 ans, Elie avait un an quand son père disparut…et Carole éleva seule son fils, tant bien que mal, avec les moyens de subsistance qu’elle arrivait à récolter ça et la…Carole ne pouvait pas travailler pour ne pas laisser Elie seul les après-midi…Vivant dans un minuscule deux-pièces, sans eau, sans appareils électros - ménagers (même pas de réfrigérateur), les chats de la rue de Karantina ayant élu domicile chez eux, Elie grandissait de jour en jour, merveilleux jeune homme très protecteur envers sa maman adorée.
Aujourd’hui, quatre ans plus tard, le vendredi 22 décembre 2006 pour être plus précise, une scène joyeuse se déroula dans leur petite maison : plein de ballons multicolores bondissaient partout, Elie était entouré de ses parents, Carole et Gaby, et aussi d’une dizaine d’amis venus souffler avec lui ses treize bougies autour d’un grand et délicieux gâteaux acheté par son papa…une scène très émouvante, une sorte de « happy end » d’une histoire très triste. Eh oui Carole, tes prières, tes larmes, tes crises d’angoisse secrètes (pour qu’Elie ne remarque rien) et ta persévérance ont payé…Gaby est revenu dix ans plus tard des prisons syriennes, un vrai miracle ! Et Gaby reprit son travail en l’espace de quelques mois et Elie eut droit à son premier vrai anniversaire ! A noter que le jour de l’anniversaire, Carole était très coquette et portait tout ce que Bassma lui a procuré comme vêtements au fil du temps !

Ibtissam
Ibtissam avait un mode de vie pour le moins qu’on puisse dire, pas très droit, la prostitution étant son seul moyen de survie…
Alors, les bénévoles de Bassma, Cynthia et Cosette décidèrent de lui trouver une nouvelle maison dans une autre région que celle ou elle habitait. Ensuite, elle commencèrent à lui chercher un travail mais…Ibtissam s’avéra être enceinte ! Elles arrêtèrent alors leurs recherches, entre-temps, Bassma paya le loyer d’Ibtissam de sa nouvelle maison. Nous découvrîmes ensuite que ce n’était pas la première fois qu’Ibtissam tombait enceinte. Ses autres enfants étaient mis dans un orphelinat dès leur naissance. Pour montrer à Bassma sa volonté réelle de changer de mode vie et en guise de gratitude envers notre assistance, Ibtissam décida de garder l’enfant, de porter le voile et fut une des premières à travailler à l’Atelier Sourire de Bassma, arrivant toujours avant les autres et quittant en dernier pour s’assurer que tout était propre. Cynthia et Cosette suivaient Ibtissam avec attention et le jour J arriva enfin, Cynthia et Cosette accoururent à l’hôpital Moarbes qui leur accorda à Bassma et à la jeune maman, un escompte extraordinaire sur les frais médicaux! Et Sergio vint à la vie ! Un vrai bonheur ! Ibtissam prit peur : elle se demandait comment elle allait pouvoir travailler et payer son loyer avec le bébé à la maison ? Bassma s’est donc chargé de trouver une garderie qui s’occuperait gratuitement de Sergio le matin pendant qu’Ibtissam travaillerait à mi-temps dans un hôtel. Ce travail lui a été trouvé par la Commission Emploi de Bassma. Sergio a aujourd’hui un an et demi et est le chouchou de tous les Bassmaotes !

Georgette
Quand Bassma rencontra Georgette pour la première fois, Georgette ne travaillait pas et avait à sa charge 4 garçons, âgés entre 12 et 16 ans. Son mari l’ayant quittée pour vivre avec sa meilleure amie, Georgette doit se débrouiller toute seule pour nourrir tout ce monde et les envoyer à l’école. Pour couronner le tout, Charbel est mentalement malade et handicapé, c’est Georgette qui s’en occupe le plus et ses mal de dos vont de mal en pis à force de le porter tout le temps. Georgette a toujours fait preuve de positivisme, affichant un très beau sourire, même quand tout allait mal…Georgette trouva elle-même un travail en tant que vendeuse dans un des magasin 1$. Ensuite, elle devient employée dans une boulangerie à 350.000 LL par mois. Maintenant, Marwan le fils aîné a commence à travailler et Bassma lui a ouvert un compte Swing à la SGBL pour lui apprendre à gérer son argent. Georges est en train de chercher du travail, la Commission Emploi s’est penchée sur le sujet et une fois cette mission accomplie, nous aurons eu en l’espace de quatre ans, trois membres d’une même famille en train de travailler alors qu’ à la base, ils étaient dans la misère totale. Durant ces quatre années, Bassma a accompagné Georgette dans toutes les phases possibles et imaginables de l’existence, l’aidant même à payer les soins pour le bébé de son frère qui a frôle la mort. Bassma a surtout focalisé ses efforts pendant toutes ces années sur l’éducation des quatre garçons, pour qu’ils puissent tous un jour aider Georgette à subvenir aux besoins de la famille. On n’oublie pas le jour où elle s’est exclamée «vous êtes venus à temps, mes enfants avaient faim et je n’avais pas de quoi leur donner à manger».
Voila Georgette, ton positivisme, ta persévérance et ta force t’ont aidé à surmonter des années de souffrance indescriptible, aujourd’hui tu es au bout de ce long tunnel noir et la lumière commence à briller pour toi et tes enfants, le meilleur reste a venir.

Zépur
Zépur, femme arménienne de classe sociale moyenne, est délaissée par sa famille et privée d'héritage lorsqu'elle décide de se marier en dehors de sa confession. Samir Ghosn, son mari travaille pour 300 dollars le mois dans un parking.
Constamment angoissée par son revers de fortune, Zépur s'endette de plusieurs millions de livres libanaises pour envoyer ses enfants Khatchik et Mireille dans une école arménienne, soucieuse de préserver son héritage. Elle fait de son mieux pour payer en parallèle les factures de téléphones, d'électricité, de gaz, de municipalités… des sommes qui s'entassent au fil des jours et auxquelles Samir, avec ses minces 300 dollars par mois, ne peut pas assurer.
Ses dépressions deviennent quotidiennes au point où elles affectent non seulement son moral mais aussi sa santé physique, la rendant victime de chutes de tensions, de crises de panique et d'anxiétés qui nécessitent une attention médicale aigue. Zépur est au bord du désespoir jusqu'au jour où BASSMA entre dans sa vie.
BASSMA comprend rapidement l'importance de protéger les valeurs de tradition et d'identité au sein de la famille et subvient au besoin de financement de l'éducation de Mireille et Khatchic, allégeant ainsi le lourd fardeau de dette qui pèse sur ce foyer.
Trois années déjà avec BASSMA et Khatchic et Mireille en classe de 5ème et 12ème sont en tête de classement scolaire. C'est avec fierté et ambition qu'ils accueillent les Bassmaotes chaque fin de trimestre pour leur montrer leur 18/20 tout aussi bien en cours de mathématiques et français qu'en cours d'arabes et d'arméniens. Emus par le soutien et l'amour inconditionnel qu'exhale BASSMA à chacune de ses familles, Khatchic et Mireille sont à leur tour munis de ce désir d'aider. Khatchic guide non seulement Mireille dans ses devoirs de math mais il est le premier à se présenter volontaire lors de la journée de bénévolat qu'organise BASSMA chaque année. C'est avec beaucoup de ferveur et d'initiatives qu'il se presse à distribuer des plats à d'autres familles défavorisées que sa maman prépare avec les autres mamans des familles BASSMA.
Quant à Zépur, elle est suivi par les meilleurs médecins de BASSMA et sa santé s'améliore au fur et a mesure qu'elle voit l'avenir de ses enfants se tracer solidement, BASSMA étant son renfort! Elle envisage même de travailler pour s'autogérer financièrement maintenant que son fils, jeune garçon responsable, est en âge de s'occuper de sa petite sœur.

Feyrouz
A 24 ans, Feirouz a 2 enfants de 5 et 6 ans. Les enfants sont constamment malades et elle est elle-même au bord de la dépression nerveuse. Ils vivent dans un taudis et sont sans ressources. Ils n’ont rien, il faut tout leur donner. Sa dépression ne lui permet pas de travailler. Leur "maison" est ravagée par les cafards et les rats. BASSMA leur a trouvé une autre maison, les a aidé à déménager, a trouvé du travail à Feyrouz et assure tous les besoins de la famille.

Joseph et Marie
Un jour, Joseph, hémiplégique, est tombé dans le coma. Seule et abandonnée, sa femme Marie est désemparée. Les BASSMAOTES se sont alors tous mobilisés. Ils ont affronté toute une série de difficultés administratives, juridiques et financières pour que Joseph puisse être hospitalisé, aux frais de BASSMA et du Ministère de la Santé. Les membres de BASSMA se sont relayés auprès de Marie au chevet de Joseph dans l’attente de son réveil. Mais… Joseph ne se réveilla pas. L'équipe de BASSMA a alors préparé, les funérailles et soutenu Marie durant cette très douloureuse épreuve. Aujourd’hui Marie va bien, quand elle a un problème de santé, ses voisins nous appellent illico. Merci a Rita et Youmna qui ne quittent pas son chevet d’hôpital lorsque Marie doit y subir des opérations. Marie a aussi des frais fixes mensuels d’électricité, de loyer, de médicaments, Bassma les lui paie, car elle est seule et seule Bassma peut l’aider dans la vie…

 





















 
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